Géologie du Sénégal

Le substratum du territoire sénégalais est constitué de deux grands ensembles géologiques : la Bassin sédimentaire qui occupe plus de 3/4 du territoire et le Socle précambrien représentant la partie sud est du pays.

LE BASSIN SÉDIMENTAIRE

Le Bassin Sédimentaire Sénégalais d’âge Secondaire et Tertiaire représente la partie centrale du Bassin Côtier Nord‐ouest Africain qui s’étend de la dorsale Réguibat au Nord à la faille Guinéenne au Sud. Le Bassin constitue une marge passive typique qui s’ouvre vers l’Ouest à Océan Atlantique et dont la limite à l’Est est constituée par la chaîne des Mauritanides.
Il a subi une histoire complexe en rapport avec le Pré‐rift (Protérozoïque Supérieur à Paléozoïque), le Syn‐rift (Permien à Triasique) et le Post‐rift (Jurassique Central à Holocène) aux différentes étapes de développement du bassin.

La majorité des affleurements du bassin sont constitués de recouvrements sableux récents. Le Maestrichien et l’Eocène affleurent cependant dans la presqu’île du Cap Vert et l’Eocène dans la vallée du Fleuve. La description et la connaissance du bassin ont été rendues possibles surtout grâce aux données de forages hydrauliques et pétroliers. Les formations secondaires comprennent notamment le Paléocène constitué de calcaires zoogènes exploités à Bandia et à Pout par les cimenteries et les producteurs de granulats, les sables, grès et argiles du Maestrichien. Le Paléocène et le Maestrichien sont également connus comme de grands aquifères qui contribuent de manière importante à l’alimentation en eau des villes et villages situés dans le bassin.

Les formations tertiaires recèlent dans le compartiment d’âge Eocène, d’importantes ressources en phosphates, calcaires industriels, attapulgites, et argiles céramiques, combustibles solides etc. Une part importante du bassin est recouverte de formations superficielles quaternaires qui, dans les parties moyennes et récentes, sont caractérisées par des dunes rouges fixes, des dunes jaunes et blanches semi‐fixées ou vives. Ces dunes, souvent exploitées comme matériaux de construction autour des centres urbains, constituent également d’importants réservoirs de minéraux lourds.

LE SOCLE PRÉCAMBRIEN

Les formations du Socle Précambrien sont constituées à l’Ouest par la Chaine des Mauritanides bordant la partie orientale du bassin sédimentaire et à l’Est par les séquences volcano‐sédimentaires du Paléoprotérozoïque de la boutonnière de Kédougou‐Kéniéba. Les formations de la Chaine des Mauritanides sont d’âge hercynien et constituent une des zones mobiles du craton ouest africain. Elles sont connues pour leurs nombreuses occurrences en cuivre et en chrome qui, en Mauritanie ont donné les importants gisements de cuivre de la région d’Akjout.

Les séquences volcano‐sédimentaires du Paléoprotérozoïque, plus connues sous le nom de formations Birimiennes ont une très grande importance métallogénique dans la mesure où elles renferment la majorité des gisements découverts dans la région. La boutonnière est limitée à l’Ouest par la chaîne des Mauritanides, et sur tous les autres côtés par les sédiments d’âge Protérozoïque supérieur‐Cambrien du Bassin de Taoudenni. La boutonnière de Kédougou‐Kéniéba est interprétée comme une accrétion de roches volcaniques Birimiennes d’orientation globale Nord‐Est. Elle est marquée par deux structures géologiques majeures auxquelles sont associées notamment les minéralisations aurifères : la Faille Sénégalo‐Malienne et la ‘Main Transcurrent Zone’ (MTZ).

La boutonnière est divisée en trois principales unités stratigraphiques qui sont d’Ouest en Est, le Supergroupe de Mako, le Supergroupe du Dialé et le Supergroupe de la Daléma.
Le Supergroupe de Mako abrite les gisements de Sabodala situés dans une zone de cisaillement intense et de silicification associée à une minéralisation pyrite aurifère. Il forme une structure tectonique d’orientation Nord‐Est, ceinture qui tourne au Nord‐ouest près de la frontière d’avec le Mali (Nord). Les lithologies typiques incluent des coulées de basaltes, fréquemment des altérations carbonatées et des intercalations mineures de volcanoclastiques, de basaltes magnésiens ou des komatites, des intrusions sub‐volcaniques ultramafiques (pyroxénites) et de nombreux granitoïdes massifs à biotite et amphibole. Ces intrusions granitoïdes sont suspectées pour avoir été les “moteurs de la chaleur” qui ont mobilisé les profonds fluides magmatiques minéralisés à l’origine de la minéralisation tardive et circonscrite dans la boutonnière de Kédougou‐Kéniéba.

Le Supergroupe de Dialé, situé entre le SuperGroupe de Mako et la bordure occidentale du granite de Saraya, est faiblement métamorphique. Il comprend des formations abondamment plissées, postérieures à celles du Supergroupe de Mako et constituées de roches de types schistes, grauwackes, quartzites et volcanodétritiques.

Le Supergroupe de la Daléma, situé entre le granite de Saraya et la rivière Falémé, se poursuit au Mali dans sa partie est mais disparaît au Sud sous la série de Ségou Madina Kouta. Il est constitué de roches volcano‐sédimentaires de type schistes et grauwackes. Ces formations birrimiennes sont affectées par des intrusions de granites syn‐tardi et/ou post tectoniques.

Le Socle précambrien constitue une province métallogénique d’importance majeure pour le Sénégal, abritant de nombreux gisements et indices d’or, de fer, d’uranium, de lithium, d’étain, de molybdène et de nickel dans les formations birrimiennes et de cuivre et de chrome dans les Mauritanides. A ces ressources métalliques, s’ajoutent d’importants gisements de marbres et autres roches ornementales mais aussi des indices et gisements de substances utiles (barytine, kaolin, asbeste etc.).

SPONSOR OFFICIEL DU SITE WEB

labosol-logo

Événements Connexes

No Events on The List at This Time

X